Il y a un peu plus de dix ans, j’étais Directrice d’une association professionnelle dans le domaine de l’environnement. Je travaillais énormement pour faire vivre notre association de petites entreprises. Un métier très stressant et intense, dans un domaine essentiel, l’environnement, avec des acteurs passionnants, entrepreneurs, chercheurs, qui me permettait d’apprendre chaque jour à leurs côtés.

A cette époque, je n’aurais jamais cru que je deviendrai un jour créatrice de bijoux fantaisie et surtout que j’en ferai mon métier.

C’est ce que je vais vous raconter ici…

De danseuse à créatrice de bijoux fantaisie

Tout d’abord, je me présente : je m’appelle Martine et je suis la créatrice des bijoux fantaisie faits-main MIA PROVENCE. Ma vie ressemble à une succession d’évènements qui m’ont amenés là où je suis aujourd’hui, un peu comme chacun d’entre nous j’imagine.

Je me destinais à devenir danseuse et professeur de danse quand j’ai rencontré mon futur mari. J’étais alors dans une petite compagnie de danse contemporaine qui se produisait en spectacles dans la région. J’adorais ce métier et notamment le travail du corps pendant de longues heures et la scène, les spectacles.

Mais les projets de mon amoureux ont pris le pas sur les miens pendant quelques temps et, ensemble, nous sommes devenus restaurateurs dans le Luberon. Nous avons repris ensemble un hôtel restaurant pour tenter d’y faire un projet atypique mêlant galerie d’art et restauration.

Une expérience épuisante mais enrichissante et totalement inédite pour moi qui m’a appris au moins 2 choses :

  • comment faire de la pâtisserie, grâce aux conseils de notre chef ;
  • que je n’aurai plus jamais de restaurant.

Nous avons arrêté cette activité très prenante sans regrets à la naissance de notre enfant.

La créatrice des bijoux fantaisie MIA PROVENCE - Martine Didier

Martine Didier, créatrice des bijoux fantaisie MIA Provence

Le chemin vers la création de bijoux fantaisie

En rentrant à Aix-en-Provence avec un enfant, je n’ai pas trouvé de travail immédiatement. Il faut reconnaitre que mon Ecole de professorat de danse contemporaine et mon parcours dans la restauration n’étaient pas des passeports idéaux pour trouver du travail avec un bébé.

Alors, j’ai enchainé différentes formations pour progresser, petit à petit, dans ma carrière et trouver ma place. Je ne souhaitais pas retourner dans le monde de la danse après cette longue coupure et je ne m’intéressais pas encore à la création de bijoux fantaisie.

J’ai commencé au bas de l’échelle, bien entendu, et j’ai gravi les échelons, petit à petit, grâce à la formation : secrétaire de direction, informaticienne, chargée de communication puis directrice d’une association professionnelle pendant plus de 10 ans.

J’avoue que j’ai eu du mal à me faire à cette vie dans un bureau qui ne ressemblait en rien à celle que j’avais imaginée.

Mais je me suis accrochée en m’attachant à la créativité des programmes informatiques que je développais ou à la création de supports de communication…

Et enfin, je me suis passionnée par la thématique de l’association pour laquelle j’ai travaillé pendant de nombreuses années (16 ans !!) : l’environnement et le développement durable. S’il est un sujet important et passionnant, c’est bien celui-ci avec les sujets liés au réchauffement climatique et à la gestion des ressources naturelles et en particulier à la gestion de l’eau.

Tout était donc parfait jusqu’à mon licenciement, rapide et brutal car sans motif réél. Le choc a été très violent et j’avoue avoir mis quelques mois à refaire surface.

La renaissance

Vers un nouveau métier : créatrice de bijoux fantaisie

Alors que je cherchais de nouvelles voies à explorer, le micro-macramé est entré dans ma vie, par hasard. Tout d’abord pour occuper mon esprit puis c’est rapidement devenu une passion.

Depuis l’enfance, j’ai toujours eu de nombreuses activités créatives. Enfant, comme beaucoup de fillettes, j’habillais mes poupées en leur faisant des vêtements et je faisais des concours avec ma sœur de la plus belle robe. J’ai d’ailleurs également fabriqué tous mes vêtements de grossesse car je n’aimais pas ceux qu’on me proposait. Je faisais également du crochet, du tricot, de la vannerie et du macramé, bien entendu. Et je dessinais des vêtements. J’adorais ça ! Mais sans doute pas assez pour en faire mon métier et pour me projeter dans cette voie.

L’apprentissage

Alors, quand cette nouvelle passion est entrée de nouveau dans ma vie, j’ai tout de suite vu les possibilités qu’elle pouvait m’offrir en termes de créativité.

Peu à peu, j’ai appris la technique et je me suis prise au jeu de la création. J’ai cherché à créer mes propres modèles de bijoux en tâtonnant, en explorant différentes solutions.

J’ai sourcé des matériaux de qualité, qui correspondent aux standards que je souhaite pour mes créations. Et enfin, j’ai créé mon propre style en imaginant des bijoux qui me ressemblent, dans un style bohème chic, hippie chic ou ethnique qui reflète mes origines méditerranéennes et mes goûts, bien entendu.

Je pense que la création m’a véritable remise sur pieds et m’a permis d’aller de l’avant. Mais qui aurait cru que je deviendrai un jour créatrice de bijoux fantaisie ? Certainement pas moi.

Et pourtant, c’est ce qui s’est passé après quelques mois à fabriquer des dizaines de bracelets (mon bijou préféré).

Mon inspiration de créatrice de bijoux fantaisie

Mes bijoux fantaisie faits-main m’accompagnent depuis quelques années maintenant. Ils sortent, les uns après les autres de mon esprit, souvent à l’improviste. Ils s’immiscent sous mes doigts semant le trouble dans un modèle existant pour y apporter une variante qui finalement change toute la donne au gré de mon inspiration.

Mes bijoux sont gorgés de soleil et de couleurs. Ces couleurs qui se sont imposées à moi, petit à petit, comme si elles étaient des réminiscences de ma culture méditerranéenne. Ils reflètent également ma région, tout comme mon logo d’ailleurs et le nom de ma marque MIA Provence (Made In Aix-en-Provence).

Ce sont comme des évocations :

Etre créatrice de bijoux fantaisie en Provence, c’est, bien sûr, être sensible à son environnement. Mais mes bijoux découlent également de toutes les influences méditerranéennes qui sont les miennes, bien sûr, de rêveries, de voyages et d’inspirations plus lointaines.

Je vous en dis plus dans mon article sur cette passion de la création où je parle plus en détail de tout cela.

Je conçois mes bijoux comme des accessoires de mode. Ils sont légers, colorés et faciles à vivre et ils apportent de la joie et de la bonne humeur.

Mon savoir-faire artisanal

Mais on ne devient par artisan bijoutier du jour au lendemain. C’est un long apprentissage qui a été, en ce qui me concerne, totalement réalisé en autodidacte.

J’ai dû approfondir cette technique, que je connaissais déjà depuis l’enfance, pour en maîtriser les possibilités. Apprendre un nouveau vocabulaire, découvrir l’univers des créateurs, me former au numérique (j’ai fait une école de marketing digital en ligne), et oser me lancer, bien entendu.

Chaque bijou fait à la main est un voyage qui dure entre 2 et 8 heures, voire beaucoup plus pour certaines pièces d’exception. Quand j’embarque, je ne sais jamais si j’arriverai à bon port. Je dois être vigilante pour ne pas faire d’erreur car l’artisanat d’art ne pardonne pas.

Créatrice de bijoux fantaisie - blog bijoux fantaisie - bracelet style ethnique avec différentes pierres semi précieuses pierres fines - MIA Provence

Tous mes modèles font l’objet d’un prototypage. Je les mets au point et je note leurs caractéristiques.

Car chaque fil est mesuré, coupé, en fonction de son utilisation dans le bijou ; chaque perle est choisie, sans défaut, selon sa couleur et sa forme.

Rien n’est laissé au hasard : ni le petit pendentif en argent de ma marque, ni le bouton de fermeture final, ni même les perles stoppeuses qui sont comme des scellés qui marquent la fin de mon travail, comme un rituel C’est cela aussi être artisan bijoutier : veiller au moindre détail et à la qualité du bijou, même s’il s’agit d’un bijou fantaisie.

C’est pour cette raison que chaque bijou est unique. Il est la somme de centaines de nœuds répétitifs et pourtant tous différents, exécutés un à un avec application, de dizaines de perles et surtout de temps, beaucoup de temps…

Et si vous voulez en apprendre plus sur mon travail, lisez donc mon article sur les questions qui me sont le plus souvent posées.

Le choix de matérieux de qualité

Que vous choisissiez des boucles d’oreilles, un bracelet, un collier, une broche ou une bague, j’espère vraiment que vous aimerez porter mes bijoux au moins autant que j’aime les créer et les fabriquer, et qu’ils vous accompagneront longtemps.

C’est la raison pour laquelle j’ai opté pour des matériaux de qualité. J’utilise, par exemple, de l’argent massif (aussi appelé argent 925 millièmes ou argent sterling) pour beaucoup de mes créations, notamment pour les bracelets homme. J’aime travailler ce métal précieux qui apporte de la lumière dans les bijoux.

Ma dernière passion est désormais les pierres fines naturelles. Je les insère, depuis toujours, dans mes bracelets pour homme et, désormais, dans les bracelets pour femme, les colliers et les boucles d’oreilles.

J’en propose une large gamme que vous choisirez pour vos bijoux : Aventurine, amazonite, agate, améthyste, aigue-marine, apatite, cornaline, bronzite, fluorite, jaspe, grenat, hémimorphite, hématite, quartz rose, sodalite, lapis-lazuli, chrysocolle, malachite, nacre, obsidienne, onyx, opale, pierre-de-lune, turquoise d’Afrique, howlite, oeil de tigre, pyrite, labradorite, rhodonite, tourmaline, etc.

J’aime de plus en plus les travailler car leurs couleurs sont un émerveillement et parce qu’elles contribuent à rendre votre bijou totalement unique.

J’ai beaucoup lu sur les pierres naturelles pour mieux les connaitre. Je vous engage à lire les articles que j’ai écrits sur les pierres fines naturelles :

Créatrice de bijoux fantaisie : le résultat d’un parcours de vie

Et si vous aussi, vous venez de perdre votre travail, ou que celui-ci s’est vidé de son sens et que vous souhaitez en changer, sachez que vous pouvez le faire. Etre artisan bijoutier ou tout autre travail bien, ça s’apprend. Et il n’est jamais trop tard pour vivre sa passion.

Bien sûr, il vous faudra de la détermination, vous former avec curiosité, sans doute bien au-delà de ce qui vous paraîtra nécessaire, et surtout, découvrir ce qui vous passionne vraiment. Le cuisine, la peinture, la plomberie, peu importe.

Mais à la fin, quand vous aurez passé tous ces obstacles, travaillé jours et nuits, vous aurez votre projet dans vos mains et vous pourrez en être fier(e) ! Fier(e) d’avoir pris en main votre vie et de la vouer à votre passion. Et quel que soit le résultat final, ce que vous aurez accompli vous appartiendra.

Enfin, et surtout, n’ayez pas peur d’échouer. Pensez à la phrase de Nelson Mandela :

« Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. »

Si votre premier projet n’est pas le bon, sachez que vous en aurez sans doute appris plus sur vous-même et sur ce que vous voulez devenir. Cela vous aidera dans votre deuxième et dans les suivants. Ma succession d’échecs m’a conduite à devenir créatrice de bijoux fantaisie.

Alors, allez jeter un coup d’œil à la boutique et n’hésitez pas à me dire si j’ai raison d’être fière d’être devenue une créatrice de bijoux fantaisie.

Et surtout, n’hésitez pas à faire des commentaires. J’y répondrai avec grand plaisir.

Martine,
Artisane des Métiers d’Art
Créatrice de la marque de bijoux fantaisie MIA Provence