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Les 5 questions les plus posées sur mes bijoux en micro-macramé

By 20 janvier 2020Identité de marque

Aujourd’hui, j’ai choisi d’évoquer avec vous les 5 questions les plus posées sur mes bijoux en micro-macramé.

Vous ne le savez peut-être pas, mais je vends mes bijoux en micro-macramé dans des concept-stores sous forme de « boutiques partagées de créateurs ». Si vous ne connaissez pas ce type de boutique, je vous en explique rapidement le principe :

  • Des créateurs se regroupent au sein d’une association ;
  • L’association loue une boutique pour le compte des créateurs ;
  • Le loyer ainsi que les différentes charges de la boutique sont répartis entre l’ensemble des créateurs à travers un « loyer » ;
  • Les créateurs se relaient pour animer et tenir la boutique ;
  • L’association se charge de la communication sur la boutique en créant différents événements et en animant les réseaux sociaux.

C’est un système gagnant-gagnant :

  • En effet, les créateurs ont ainsi l’opportunité de se faire connaître et de présenter leurs produits dans une boutique ;
  • Les clients découvrent ainsi des objets créés et fabriqués localement par des artisans de la région.

Pourquoi je vous raconte tout cela, me direz-vous ?

Eh bien parce que moi aussi, je fais partie de plusieurs boutiques partagées. Et, à chaque fois que je rencontre des clients de la boutique, ils me font les mêmes remarques et me posent les mêmes questions. Je me suis donc dit que cela serait intéressant d’y répondre ici !!

J’ai donc choisi les 5 questions les plus posées sur mes bijoux en micro-macramé et je vais tenter d’y répondre ici.

1/ Les premiers mots qui viennent à toutes les personnes qui regardent mes bijoux en micro-macramé, qu’ils les apprécient ou pas mon travail d’ailleurs, sont : « Quelle patience !!! »

Je suis toujours très étonnée de cette remarque. Et je leur fais invariablement la même réponse : « Ce n’est pas de la patience mais de la passion ! ».

Avant de travailler comme bijoutière, j’avais un emploi de bureau. Il m’arrivait de passer 8 heures, voire plus, sur des tableaux très compliqués. Là, oui, c’était de la patience, car il n’y avait pas de passion. Et personne ne m’en a jamais fait la remarque !

Nous, les artisans d’art, avons la chance d’être passionnés par notre travail, par la découverte de nouvelles possibilités chaque jour, de nouvelles idées, nouvelles combinaisons, etc. De ce point de vue, nous avons un travail très enviable. Et donc, nous de voyons pas le temps de la même façon.

Bien sûr, vous avez raison, nous sommes sans doute patients, et en tous cas capables de nous concentrer de nombreuses heures sur notre travail. Mais pour ma part, je ne vis pas du tout comme une contrainte, mais comme une énorme chance ! Les heures passent sans que je m’en rende vraiment compte en étant focalisée sur la qualité de mon travail.

2/ La deuxième question qui vient inévitablement derrière la première est : « Combien mettez-vous de temps pour réaliser tel ou tel bijou » ?

C’est vrai que l’on s’attend à ce genre de question, car le travail manuel, pour les néophytes, a un côté mystérieux. Partir de la matière, pour la transformer et aboutir au résultat final qui est présenté sans que l’on sache vraiment comment, peut interpeller.

Je donne donc une réponse et mes interlocuteurs, qui, invariablement, me répondent : « J’aurais dit plus ! ».

Et ma réponse est toujours la même : « Si c’était plus, cela ne serait pas rentable à ce prix-là !! ».

Il est navrant de constater comme le prix d’un objet est désormais décorrélé du temps de travail. Sans doute à force de délocalisation des métiers manuels dans des pays à bas coût.

Nous devons vendre nos créations au juste prix, c’est-à-dire un prix qui soit en relation avec notre travail, et, bien entendu, nos matières premières. Nous n’avons pas la possibilité de faire de grandes séries qui font baisser les prix et nous ne le souhaitons pas. Et en ce qui me concerne, l’unicité du bijou est primordiale !

C’est d’ailleurs pour cette raison que nous ne faisons pas de soldes, notre marge étant trop faible pour cela.

Chaque pièce est unique et faite individuellement. Elle demande la réalisation de prototypes, elle est le fruit d’erreurs multiples et nécessite des apprentissages successifs. Comment faire apparaitre tout cela dans le temps de travail individuel d’un bijou et donc dans son prix ?

3/ La troisième remarque porte sur la technique utilisée : « Est-ce que vos bijoux sont tissés ? »

Mes bijoux sont singuliers. En effet, ils apparaissent, pour les personnes qui ne connaissent pas le micro-macramé, comme des « textiles ». Et qui dit textile, dit tissage.

Manchette en cours de nettoyage

Du coup, ils ont d’ailleurs l’avantage d’être hypoallergéniques (sauf, bien entendu les boucles d’oreilles qui ont des supports en métal) et lavables. J’ai d’ailleurs écrit un article à ce sujet si cela vous intéresse…

Exemple de bracelet en macramé en cours

Eh bien, non, ils ne sont pas tissés. On le voit sur la photo, il s’agit là uniquement de nœuds. Plusieurs noeuds successifs forment des points et les points des motifs.

J’ai souvent avec moi, quand je suis en boutique, ma planche à macramé, et j’explique, grâce à elle, comment je fais pour fabriquer mes bijoux. Des nœuds successifs qui s’ajoutent les uns aux autres et la planche pour maintenir le travail. Pas de métier à tisser, donc, simplement mes doigts !!

Je montre également le fil minuscule (0,5 mm) que j’utilise et qui explique la finesse de mon travail.

Bien entendu, si vous vous intéressez au macramé, n’hésitez pas à consulter l’article généraliste de Wikipédia sur ce sujet ou allez lire mon article sur cette question.

4/ La quatrième question découle de la précédente : « Vous ne vous emmêlez jamais dans tous ces fils ?? » ou bien « Comment vous faites pour reprendre au bon endroit ? »

Quand on fait du macramé, on apprend très vite que chaque point est différent. On sait donc généralement facilement où l’on se situe dans son travail. Le cas échéant, on compte les points successifs déjà réalisés. C’est d’ailleurs l’une des caractéristiques du macramé : on compte en permanence ses noeuds.

Bracelet L'Eguillen écrun et beige en micro-macramé

Les fils sont travaillés individuellement et, quand on a comme moi une pratique très importante, la question ne se pose jamais. On se repère assez facilement en regardant le sens des fils, parfois leur longueur…

Bien entendu, il m’arrive de me tromper quelques fois, notamment, quand je travaille sur un nouveau modèle que je n’ai pas encore totalement en tête ou plutôt dans les doigts. Dans ce cas-là, je m’en aperçois généralement assez vite (pas toujours…) et je défais mon travail.

Les erreurs peuvent parfois entraîner des surprises intéressantes que l’on exploitera pour un prochain bijou. Cela permet d’innover, de trouver des idées.

5/ La dernière question la plus souvent posée est la suivante : « En quoi sont faits vos bijoux ? »

C’est vrai que c’est une question très légitime, car le bijou est généralement associé aux matières précieuses même si les bijoux fantaisie sont de plus en plus en vogue.

Les fils utilisés dans mes bijoux en micro-macramé

Fil en nylon pour le micro-macramé

Pour ma part, j’ai choisi un fil de 0,5 mm en nylon. Il est à la fois très solide, facile à travailler et surtout, il existe dans une très large gamme de couleurs (115) qui permet des variations à l’infini !! Vous en avez un aperçu dans la photo ci-dessous.

J’utilise parfois un fil brésilien en polyester qui apporte un fini mat, proche du cuir, mais c’est assez rare.

Les perles utilisées dans mes bijoux en micro-macramé

Concernant les perles que j’associe au fil, elles sont de différentes sortes selon les bijoux :

  • Les perles de rocaille (perles en verre de 3,5 mm et de 2,5 mm) : j’utilise des perles tchèques ou japonaises qui sont de bonne qualité, bien entendu, mais également qui ont un trou suffisamment large pour permettre le passage du fil à plusieurs reprises. Cette dernière spécificité apporte du coup de la légèreté au bijou.
  • Les perles en verre à facettes : les perles à facettes que j’utilise ont les mêmes caractéristiques que les perles de rocaille. Leurs tailles varient selon les bijoux, mais leurs caractéristiques restent les mêmes. Elles apportent souvent de la brillance aux bijoux, ce que l’on peut rechercher pour les boucles d’oreille ou des colliers notamment.
  • Les perles en pierres fines naturelles : j’adore les pierres !!! J’adore leur singularité, leur infinie variété et leur naturel. Je souhaiterais d’ailleurs élargir ma gamme de bijoux qui les utilise car, pour le moment, elles se retrouvent surtout dans les bracelets pour homme et quelques paires de boucles d’oreilles. Le frein reste tout de même le trou de ces perles qui est très petit et irrégulier. Les pierres existent également à facettes parfois ou dans des formes originales que je n’utilise pas pour le moment.
  • Les perles en argent 925 : ce sont des perles que j’aime beaucoup également. Je trouve qu’elles sont, selon leurs formes et leurs finitions, modernes ou ethniques, classiques ou clinquantes. J’adore travailler ce métal précieux ! J’utilise des perles en argent européen car il est de meilleure qualité là encore.

Voilà donc ces 5 questions. Elles m’ont permis d’aborder différents sujets sur lesquels je pensais important d’apporter un éclairage.

Si, vous aussi, avez des questions, n’hésitez pas à me les poser à la suite de cet article. J’y répondrai avec grand plaisir !!

Martine
Créatrice des bijoux MIA PROVENCE

Martine

Martine

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